Sortie d'usine comme une 911 E Karmann de 1970 avant d'être modifiée et préparée pour la piste par le Garage Marco Racing (dirigé par Marc Boulard, préparateur basé au Mans), ce châssis 9110220306 n'a rien d'une voiture d'usine mais affiche cependant un palmarès plutôt remarquable. Peinte dans une livrée bleue caractéristique, cette machine de 930 kg a évolué mécaniquement sous la coupe de son atelier manceau, passant d'un bloc 2,3 litres initial à une configuration 2,5 litres (2492 cc) plus musclée, toujours alimentée par carburateurs.
René Mazzia prend possession de la voiture en novembre 1969. Parisien, Mazzia ne perd pas de temps, il prépare la voiture aux spécifications 2.3L S-T et engage dès 1971 la 911 dans le grand bain de l'endurance. Le 18 avril 1971, lors des essais et des 3 Heures du Mans, le duo Bodin/Buchet prend ses marques avec une 10e place prometteuse.
Mais c'est en juin, pour les 24 Heures du Mans, que la voiture entre dans le vif du sujet. Cette association franco-allemande a d'excellents résultats : l'équipage termine deuxième des G.T. à l'issue d'une course remarquable de régularité et d'intelligence. Il est vrai que Mazzia n'en était pas à sa première expérience mancelle et que Jürgen Barth, du fait de sa fonction chez Porsche comme responsable du service Rallies, connaît bien les problèmes d'organisation de la course et surtout ceux que pose la Porsche en particulier. Quelques craintes toutefois en fin d'épreuve avec une consommation d'huile qui augmentait, due sans doute à une fuite au moteur. Malgré ces alertes, Mazzia et Barth franchissent la ligne et décrochent une magnifique 8e place au classement général. Une prouesse pour une préparation privée.
En 1973, Pierre Mauroy prend le relais. Il tente de réitérer l'exploit manceau en 1972, épaulé à nouveau par Barth, puis par Marcel Mignot. Les résultats ne suivent malheureusement pas : la mécanique rend l'âme lors des 4 Heures du Mans en mars 1972, et le scénario se répète lors du double tour d'horloge en juin de la même année. La 911 est contrainte à l'abandon.
Après ce passage, la voiture change de main en 1976 pour rejoindre les écuries bordelaises de Jean Egreteaud. Une transition qui marque la fin de ses engagements internationaux majeurs, clôturant un chapitre sportif intense où cette 911 aura prouvé, par sa 8e place au Mans 1971, qu'elle pouvait tenir tête aux meilleures usines de l'époque.
| Date | ÉVÈNEMENT | Pilote(s) | Numéro | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 18.04.1971 | Le Mans 3H | Jean-Pierre Bodin/Claude Buchet | 39 | 10th |
| 18.04.1971 | Le Mans Test | Claude Buchet | 39 | 22nd |
| 13.06.1971 | Le Mans 24H | Jürgen Barth/René Mazzia | 38 | 8th |
| 19.03.1972 | Le Mans 4H | Jürgen Barth/Pierre Mauroy | 40 | DNF |
| 18.04.1972 | Le Mans Test | Jürgen Barth | 40 | 17th |
| 11.06.1972 | Le Mans 24H | Pierre Mauroy/Marcel Mignot | 40 | DNF |
Aucun évènement documenté pour le moment.
.webp)
.webp)
.webp)
.webp)
.webp)