L'historique de cette 911 débute le 6 juillet 1970 lorsqu'elle est acquise et importée en France par Guy Gentis, domicilié à Royan. Cependant, c'est entre les mains du célèbre pilote bordelais Jean Égreteaud que la voiture va écrire la majeure partie de son palmarès sportif.
Dès le printemps 1971, Égreteaud démontre le potentiel de la machine en s'adjugeant une 1ère place au National d'Albi, suivie d'une 6ème place au Nogaro International. Au mois de juin, le duo Égreteaud/Jacquemin s'attaque au monument de l'endurance : les 24 Heures du Mans. Engagée sous le numéro 40, la voiture est contrainte à l'abandon. Cette participation mancelle est d'ailleurs marquée par une anecdote historique singulière : la Porsche arborait pour l'occasion la plaque d'immatriculation « 9618 CJ 33 », bien que cette dernière n'ait jamais été administrativement associée à ce châssis.
Après Le Mans, la 911 brille sur les routes hexagonales avec une solide 9ème place au Tour de France Automobile en septembre. La fin d'année 1971 se solde par une véritable démonstration de force lors d'une campagne ibérique : Jean Égreteaud décroche deux victoires absolues (1er au général et 1er de classe) successives au Rallye Internacional Firestone et au Rally 2000 Virajes en Espagne.
En mars 1972, la voiture est officiellement immatriculée au nom de Jean Égreteaud à Bordeaux. Cette même année, la Porsche est principalement confiée à l'équipage espagnol composé d'Eladio Doncel et Antonio García Mantecón, qui continue de la faire briller au plus haut niveau national.
Le duo entame sa moisson avec une très belle 2ème place au Rallye Internacional Firestone en mars, avant de s'imposer magistralement à la 1ère place du Critérium de La Rioja au mois de juin.
Malheureusement, le destin de cette brillante 911 s'arrête brutalement à la fin de l'été. Le 7 septembre 1972, lors du Rallye Ciudad de Oviedo, l'équipage est victime d'une violente sortie de route. La Porsche est complètement détruite dans l'accident. Jugée irrécupérable, elle ne sera jamais réparée, scellant ainsi définitivement et tragiquement l'histoire de ce châssis.
| Date | ÉVÈNEMENT | Pilote(s) | Numéro | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 21.03.1971 | National Albi | Jean Égreteaud | 46 | 1st |
| 12.04.1971 | Nogaro International | Jean Égreteaud | 35 | 6th |
| 18.04.1971 | Le Mans 3H | Jean Mésange | 37 | DNS |
| 09.05.1971 | Spa 1000kms | Jean-Marie Jacquemin/Jean Égreteaud | 42 | DNA |
| 13.06.1971 | Le Mans 24H | Jean Égreteaud/Jean-Marie Jacquemin | 40 | DNF |
| 25.09.1971 | Tour de France | Jean Égreteaud/Jean Boissonnet | 98 | 9th |
| 17.10.1971 | Paris 1000 Kilometres | Jean-Claude Lagniez/Jean Égreteaud | 32 | DNQ |
| 12-14.11.1971 | Rallye Internacional Firestone - Macizo Cántabro | Jean Egreteaud/Enrique de Sauto | 2 | - |
| 28-11.1971 | Rally 2000 Virajes 27- | Jean Egreteaud/Jean Boissonet ou Enrique de Sauto | 4 | 1st OA/1st IC |
| 17.03.1972 | Rallye Internacional Firestone | Eladio Doncel/Antonio García Mantecón | 4 | 2nd |
| 19.03.1972 | Le Mans 4H | - | 95 | DNA |
| 10.06.1972 | Critérium de La Rioja | Eladio Doncel/Antonio García Mantecón | 1 | 1st |
| 07.09.1972 | Rallye Ciudad de Oviedo | Eladio Doncel/Antonio García Mantecón | 2 | DNF |
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