À l'origine une Porsche 911 T de 1968 accidentée, ce véhicule est récupéré par les frères Alméras pour être intégralement transformé. Une fois les travaux achevés, le prototype passe le contrôle des mines le 3 novembre 1969, qui donnera son feu vert le lendemain. La presse de l'époque détaille l'ampleur de cette préparation pointue :
"Le plus gros travail a été effectué pour monter le prototype à partir d'une caisse de 911 T. Tous les éléments mobiles; capot, portes et ailes AV avec pare-chocs ont été fabriqués en plastique par la carrosserie Almeras et ce à partir d'un moulage sur les éléments de série. Les portes étant réalisées en deux parties puis collées après démoulage. Le gain de poids de cette opération étant de 60 kg environ, avec le même travail que sur la 911, on arrive à 800kg.
Suspensions : Les éléments avant ont été modifiés afin de permettre le montage de grosses pinces de freins ATE. La suspension arrière étant du type "caisse courte" avec barre stabilisatrice AV et AR de 911 S.
Moteur : groupe complet de la Carrera 6 développant 235 CV DIN à 9000 trs/min. Le double allumage à transistors, bielles, culbuteurs en titane autorisant l'approche de régimes très élevés aux environs de 10000 trs/min.
Cardans tubes types Carrera 10, boîte équipée de rapports longs ou courts suivant utilisation.
La première sortie de la 911 R au Critérium des Cévennes donna entière satisfaction après avoir occupé une très bonne place parmi les premiers, une sortie de route dans un tronçon chrono leur fit perdre huit minutes, puis la rupture d'une barre de poussée les obligea à abandonner alors qu'ils occupaient la sixième place du général."
Suite à ces débuts prometteurs en 1969 (précédés d'une apparition plus discrète à la Ronde Cévenole en juin), les saisons suivantes sont malheureusement marquées par des problèmes de fiabilité. Le 19 septembre 1970, le duo s'engage au Tour de France avec le numéro 120, mais subit un abandon lié à un problème moteur. En 1971, Jacques Alméras prend seul le volant lors du National d'Albi le 21 mars, une course qui se solde également par un retrait suite à une infiltration d'eau dans la mécanique.
L'année 1972 est marquée par une double actualité pour le châssis. En dehors de la compétition, le véhicule est fièrement exposé au 1er Salon des Automobiles de course de Bruèges, à Alès. Sur le plan sportif, la voiture retrouve la route le 25 novembre pour le Critérium International des Cévennes. Aux mains de Jean-Marie et Jacques Alméras, la Porsche est de nouveau contrainte à l'abandon à cause de multiples crevaisons.
Après une absence d'engagement recensé en 1973 du fait de l'arrivée des RS et RSR, la voiture est inscrite pour le Critérium International des Cévennes 1974, avec l'équipage Jean-Marie Alméras et Robert Treneule. La voiture est déclarée épave le 13 décembre 1974, et détruite quelques jours plus tard.
| Date | ÉVÈNEMENT | Pilote(s) | Numéro | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 07.06.1969 | Ronde Cévenole | ? | ? | ? |
| 22.11.1969 | Critérium des Cévennes | Jean-Marie Alméras/Jacques Alméras | 120 | DNF (Mécanique) |
| 19.09.1970 | Tour de France | Jean-Marie Alméras/Jacques Alméras | 120 | DNF (Moteur) |
| 21.03.1971 | National Albi | Jacques Alméras | ? | DNF (Eau dans le moteur) |
| 25.11.1972 | Critérium International des Cévennes | Jean-Marie Alméras/Jacques Alméras | 3 | DNF (Crevaisons) |
| 14.12.1974 | Critérium International des Cévennes | Jean-Marie Alméras/Robert Treneule | 3 | DNF (Refroidissement d'huile) |
Exposée au 1er Salon Automobiles de course de Bruèges, Alès, 1972
.webp)
.webp)
.webp)
.webp)


.webp)
.webp)